VALERIE MARIE

Un véritable conte de fée !

Avoir une passion née dans l’enfance, la cultiver pendant des années, rêver en faire son métier, et la voir contrariée par des parents (et qui pourrait les en blâmer ?) considérant que le métier d’artiste, en l’occurrence celui de pianiste et de compositeur de musique de film, est par trop aléatoire. Il convient par conséquence de poursuivre des études « sérieuses » et d’embrasser une carrière qui le soit tout
autant. Valérie Marie, bonne fille, va suivre la voie tracée par ses auteurs : études universitaires classiques, 15 ans à travailler pour une agence de travail temporaire, puis un passage au MIN de Toulouse comme responsable communication et marketing. Et un jour, un banal accrochage en voiture, un constat fait avec une artiste, et la prise de conscience arrive brutalement, le voile de la sagesse et de la raison se déchire, l’évidence est là : un changement de vie s’impose, il est urgent de revenir à ses premières amours, à ce piano, à cette musique totalement délaissés durant vingt ans. Quoiqu’il en coûtera, quoiqu’en penseront conjoint et ascendants !
Alors, cette grande jeune femme au visage si mobile et expressif, aux pétillants yeux marrons, cette ancienne timide introvertie (fort bien guérie aujourd’hui), devenue volubile et se racontant avec un bel enthousiasme, se remet à martyriser les touches avec acharnement et volonté ; travailler, travailler, travailler, toujours remettre cent fois sur le clavier, jusqu’à revenir au meilleur niveau. Las, cette époque est cruelle et ne l’attend pas. Il faut se faire connaître, apprécier, se distinguer, s’imposer. L’éclaircie vient d’un Italien le compositeur Francesco Zarzana,
qui conquis par son jeu, lui ouvre les portes de la scène italienne et lui permet de faire des débuts remarqués à Modène. L’embellie est, elle, le fait des réseaux sociaux et des hasards heureux de l’existence : un avion retardé, un piano dans l’aéroport de Blagnac, Valérie Marie joue quelques morceaux pour tuer le temps, un inconnu l’aborde, il est chanteur professionnel et se nomme Grégory Benchenafi : « je vous en prie, jouez l’Halleluya de Léonard Cohen, vous m’accompagnerez ». Un temps d’hésitation, notre pianiste se lance, bien sûr les spectateurs
filment et postent sur les réseaux sociaux. C’est un raz de marée, des millions de vues, la percée se produit, les radios et les télés invitent la musicienne : une carrière est lancée. Balayé le doute qui commençait à s’instiller dans l’esprit de Valérie, le conte de fée rebondit au plus haut, les portes s’ouvrent : concert, écritur musicale et même conférences sur cette véritable métamorphose. La chenille est devenue un papillon étincelant, et Valérie Marie une artiste confirmée, enthousiaste, à la tête emplie de projets. Jacques Lavergne

Retrouvez Valérie Marie dans le podcast de l’émission Ainsi va la vie
en date du 5 septembre 2019, animée par Irène Finkel sur la radio web
Esprit Occitanie.

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