CLÉMENTINE CELARIE

CLÉMENTINE CELARIE

CLÉMENTINE CELARIE

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Midi-Pyrénées, c’est… lumineux.

 

 
Artiste touche à tout, femme passionnée, Clémentine Célarié,
qui a récemment endossé le rôle de Présidente du jury fiction au
dernier Festival des Créations Télévisuelles de Luchon, s’est confiée à la rédaction d’Hubert
Magazine. Une VIP engagée et généreuse.

 
Dans votre dernier livre « On s’aimera », vous posez le doigt sur la
relation humaine, ce que les derniers appareils connectés peuvent provoquer.
Pensez-vous que la situation est désespérée ?

 
Il s’agit d’une fiction, ce n’est pas un plaidoyer.. Le danger, ce n’est pas à proprement
dit, internet. Le danger vient des machines et surtout de l’utilisation que l’on en fait.
Ce sont les machines qui nous utilisent et non l’inverse… Aujourd’hui, nous sommes
devenues complétement victimes du téléphone. Cela m’atteint, mais je ne suis
certainement pas une donneuse de leçons. Par exemple, quelqu’un qui garde son téléphone
à table, je trouve cela d’une tristesse accablante. Mes enfants n’ont jamais leur
téléphone à table, çà ne se fait pas ! Et de surcroît, je crois que cela nous rend malheureux.
Mon livre, c’est cela qu’il défend : essayer d’aller vers nous, notre humanité,
notre capacité d’être avec l’autre, de se dire bonjour avant de prendre des « selfies ».
Mais internet c’est très important, à condition que cela élève nos âmes.
Dans mon roman justement, c’est une famille aisée, qui possède les dernières
objets à la pointe de la technologie. Et quand ils n’ont plus rien, ils n’ont pas
d’autre choix que de revenir à l’essentiel : se parler, s’écouter, se rapprocher… Des choses
simples qui rendent heureuses. Il n’y a plus rien à consommer, ni à faire, il y a juste à être !

 
Vous pensez l’adapter à la télévision, au cinéma ?

 
Oui, c’est en projet, même si je n’ai pas encore de producteur. Mais pour tout vous
dire, j’ai d’abord commencé par écrire un scénario. Et comme je suis très impatiente,
je voulais que cette histoire existe, je n’avais pas envie d’attendre qu’elle soit un film. Je
l’ai donc écrite sous forme de roman. Et j’écris d’ailleurs en ce moment mon prochain.

 
Sur quel thème ?
Cela traite de la normalité. C’est très important pour moi de parler de cela par rapport
à des personnes que j’ai croisé tout au long
de ma vie, dont Thierry Monfray, emporté par la Maladie de Charcot. Mais aussi par
rapport à des acteurs de la série intitulée « Vestiaires ». Ce sont eux qui m’ont inspiré.
Malgré leur handicap, ils ont une force, une urgence de vivre dont moi j’ai besoin et dont
toute l’humanité a besoin. La gastronomie fait partie de ces
choses simples, qui rassemblent.

 
Avez-vous des plats préférés ?

 
Non aucun, mais j’adore faire des plats à mes enfants, c’est une façon pour moi de
leur dire que je les aime. Le partage du repas c’est important. Lorsque je vais dans
un restaurant, ce qui m’importe c’est le moment que je passe, plus que la nourriture.
Les repas sont un bon prétexte pour se rallier, se retrouver. C’est important de
manger des choses authentiques, vraies, du marché, des petits agriculteurs. Revenir à
des choses simples, mais faites avec passion.
La Région de Luchon vous connaissez ?
Je connais Luchon grâce au Festival des créations Télévisuelles. J’aime cette montagne
! Je connais Toulouse, grâce au Marathon de Mots. J’aimerais y revenir
plus souvent, j’adore aussi la Cave Poésie, le Canal du Midi, quelles splendeurs ! Je
n’ai jamais habité cette région, mais je vous avoue que c’est tentant ! Revenir ici pour
écrire, j’y pense beaucoup. Les montagnes, les habitants… c’est calme. Ici, c’est lumineux…

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